- Superbe huile sur toile d'Adolphe Marie Beaufrère représentant un paysage animé en Bretagne dans une certaine tradition des recherches de l'Ecole de Pont-Aven, ainsi que de l'esthétique post impressioniste.
- La couleur est utilisée comme sensation, comme un élément constitutif du tableau plutôt que comme représentation du réel. Les plans successifs ne sont pas non plus sans rappeler l'influence du japonisme.
- C'est un paysage breton construit par rythmes verticaux et harmonies colorées, où la simplification sert une atmosphère harmonieuse, méditative et intime.
- Œuvre non signée mais portant le cachet ainsi que la signature manuscrite du fils d'Adolphe Marie Beaufrère au dos , sur le châssis, confirmant son authenticité, voir photos. 23 cm de hauteur x 27 cm de largeur sans le cadre, 39 cm x 43 cm avec.
"Adolphe Beaufrère fut élève de Gustave Moreau, où il aura comme compagnons Matisse, Marquet, Othon Friesz puis à l’atelier de Cormon dans l’atelier duquel il rencontre le Vannetais Jean Frélaut et s’initie à la gravure.
Il a exposé dans la plupart des salons parisiens, dont celui des Artistes Français en 1898, de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1899, des Indépendants à partir de 1907 et d’Automne en 1910.
Il a présenté ses gravures au Salon des Tuileries et aux Expositions de la Société des Peintres-graveurs français. Il a fait des expositions personnelles en France et a participé à des expositions à l’étranger, obtenant une médaille d’or aux États-Unis.
Adolphe Beaufrère obtient une bourse pour un séjour de 2 années en Algérie d’où il revient en passant par l’Italie, l’Espagne et le Midi avant de s’établir définitivement en Bretagne.
Il s’installe à Kersulé au Pouldu puis dans le village de Kerblaisy à Larmor. Vers 1920, il connaît une grande renommée en qualité de graveur et, en 1924, obtient le premier prix de l’Exposition Internationale de Los-Angeles.
Cette notoriété lui procure au début une certaine aisance qui va s’effacer peu à peu du fait de sa modestie et de son isolement volontaire.
Deux importantes rétrospectives seront présentées en 1960 et en 1961 par les musées de Quimper et de Rennes."




